Après le succès en demi-teinte de Full Auto sur Xbox 360, Sega et Pseudo Interactive remettent le couvert pour nous proposer un second Opus, sur PS3 cette fois-ci. L'occasion pour les partenaires de revoir leur copie et tenter d'améliorer significativement le jeu de baston motorisé. Mais à finalement trop s'inspirer de la recette de la première version, Full Auto 2 persiste sur le chemin de la déception en restant perfectible et bien en deçà de ce que l'on aurait pu attendre pour un second volet.
Moi roule, moi tue
Derrière un scénario simpliste décrivant un monde au bord du chaos dont le salut dépend de votre aptitude à exterminer vos concurrents équipés de bolides armés jusqu'aux dents, l'objectif de Full Auto Battlelines est des plus simples : tout casser. A bord de véhicules variés (4x4, berlines, pickups, etc.) dont vous choisissez l'artillerie embarquée (mines, fumigènes, missiles, mortiers, mitrailleuses, etc.), vous participez à des courses effrénées, turbo à la rescousse, dans lesquelles abattre un véhicule qui vous précède est parfois plus simple que de le doubler. La gestion des munitions, des dégâts/réparations et de l'autonomie du turbo s'ajoutent à la conduite, la visée et l'esquive. Tout ceci à des vitesses terrifiantes. Ajoutez à cela la possibilité de rembobiner l'action comme sur un magnétoscope lors d'une action mal négociée pour la reprendre de manière plus efficace au second passage et vous aurez compris l'essentiel de la licence Full Auto. L'intelligence superficielle des pilotes contrôlés par la console reste des plus basique et créée une difficulté maladroite, doublée d'une maniabilité discutable. Pseudo Interactive à malgré tout pris soin d'intégrer un mode carrière progressif, aux objectifs bien précis, qui vous promènera à travers 6 districts sombres et malfamés de Meridian City.
Conclusion
A part une légère remise au goût du jour des graphismes du titre, rien de très nouveau dans ce second volet qui reprend la recette du précédent, gameplay et principes étant respectés à la lettre. La puissance de la nouvelle console de Sony permet toutefois de vivre l'intensité de combats dans d'impressionnantes conditions apocalyptiques, les ponts et les immeubles s'écroulant dans des nuages de particules et projections diverses sous les assauts de vos tirs et c'est là sans doute tout le fun du titre qui ne mobilisera probablement que les fans de Full Auto premier du nom.
Tony, truand !
En 5.1, le rendu sonore des courses donne lieu a un véritable vacarme qui témoigne de la déferlante de fer, d'huile et de poudre qui inonde l'asphalte dans le vrombissement agressif des véhicules chargés de l'adrénaline de leur pilote. L'ambiance de guérilla urbaine baigne les hauts parleurs sur fond de musique sauvage. L'ensemble réveillerait un mort. Une sauce sonore bien brutale, pour ponctuer la violence de l'action, mais qui saoule un peu à la longue. Certains préféreront donc baisser la musique pour mieux apprécier les déflagrations de leurs victimes.
Entre humains c'est meilleur
Jouable à deux sur une seule console et jusqu'à huit joueurs en ligne de façon plus ou moins fluide (plutôt moins), Full Auto 2 distrait un moment. Tout casser dans la précipitation et le désordre général divertit, mais sans un scénario solide ni intelligence artificielle à la hauteur en solo, le jeu lasse rapidement.
Les modes multijoueur (course, gladiateur ou équipe gladiateur) gagnent en intensité grâce à l'imputrescible volonté des humains à dresser de vicieux pièges à leurs congénères. Mais Full Auto 2 Battlelines ne restera pas pour autant dans les mémoires du jeu vidéo de ce début de 21ème siècle.
Article en catégorie Tests, rédigé par Mr Pianta, le 16.04.2007 12:57.